Le Centre de Promotion Rurale à Idjwi, CPR en sigle, rassemble les autorités coutumières, les leaders locaux, les membres des associations villageoises d’épargnes et des crédits, les comités locaux de développement du groupement Kihumba, chefferie Rubenga en territoire d’Idjwi pour réfléchir sur la gestion des ressources naturelles et l’élaboration d’un plan de gestion communautaire de ces ressources importantes pour la survie de la population.
Pour le CPR, l’objectif à long terme est de contribuer au renforcement des capacités de résilience et d’adaptation des petits exploitants agricoles face aux effets négatifs du changement climatique.

Didier Bora Muliri, directeur ad intérim du Centre de Promotion Rurale, note que les ressources naturelles dans le territoire d’Idjwi principalement les sources d’eau potable, les écosystèmes lacustres et les terres cultivables constituent le poumon économique et social de la population mais elles sont confrontées d’une part à une dégradation avancée comme la surexploitation et une pression faite par la population; d’autres parts à la mauvaise gouvernance qui ne tient pas compte des générations futures, les conflits d’usage des terres et des ressources en eau, la menace accrue et permanente des aléas climatiques sur les ressources. D’où la nécessité de mettre en place les stratégies adaptées de gestion et protection de ces ressources pour une meilleure durabilité.

Ce mercredi 05 jusqu’au samedi 08 aout 2026, Bashamuka Muliri, animateur au sein du CPR et expert de l’outil EPPRAC, amènera les participant à effectuer une analyse approfondie de la gestion des ressources en eau, écosystème lacustre et terres cultivables disponibles dans le groupement Kihumba. Les autorités et différentes couches de la population, feront aussi un aperçu sur le changement climatique et les aléas qui pèsent ces sources afin d’envisager les options d’adaptation et de réduction des risques liés à la dégradation de toutes ces ressources naturelles. Cette séance permettra aussi aux autorités et leaders à réfléchir sur un plan de gestion communautaire et la mise en place d’une brigade de surveillance pour limiter la destruction de ces ressources ainsi que les multiples conséquences sur les générations actuelles et futures.

Au finish, les communautés proposeront des mesures palliatives aux autorités afin de prendre des décisions imposables à tous pour améliorer la gestion et la protection des ressources naturelles dans cette partie de la chefferie Rubenga.
Cette activité rentre dans le cadre du programme SADERU, Sécurité Alimentaire et Développement Rural sur une île à forte densité. Un programme mis en œuvre par le CPR avec le financement de Pain pour le Monde, basé en Allemagne (PPLM)en sigle.
Richelieu Byamana – Communication CPR Idjwi



























